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Vin bio. En quête de vin nature

Vin bio

DOSSIER VIN BIO EN OCCITANIE

L’innovation par la réflexion et la coopération

Sébastien Vives, journaliste de l’entreprise Traits d’Union a réalisé un dossier pour le magazine Sans transition numéro 3 de décembre 2016 du cahier Occitanie concernant la coopération dans la viticulture bio. Vous pouvez vous aussi faire appel à Sébastien VIVES pour rédiger un article.

Voici l’article que vous pouvez télécharger en bas de page (en quatre parties). Je vous recommande bien sûr d’acheter le magazine Sans transition.

La modernité passe-t-elle forcément par les nouvelles technologies ? Peut-on innover dans la production de vin sans utiliser la chimie et de gros outils ? La coopération n’est-elle pas une des solutions pérennes pour changer ses pratiques ? Le monde du vin poursuit son évolution vers plus de « nature », entre retour aux traditions et nouvelles technologies. Enquête dans les vignobles occitans.

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Vin bio en biodynamie : Fronton

Pour faire face aux tensions financières, le secteur viticole a entamé sa mue depuis quelques années. Pour certains vignerons, la modernité se caractérise par l’échange de pratiques, la réflexion constante et la conversion vers l’agriculture biodynamique. C’est le cas de Diane et Philippe Cauvin, propriétaires du domaine de la Colombière, près de Fronton. Immersion…

 Diane et Philippe Cauvin, producteurs de vin de Fronton, de 14 hectares, à Villaudric, près de Toulouse, tentent de faire naître des raisins avec l’expression « la plus marquée possible du terroir », tout en préservant le vivant. Leurs vins sont identitaires, diversifiés et conçus selon le principe de l’agriculture biodynamique. C’est cette approche globale, presque holistique, qui a séduit ces Occitans. « Chaque vigneron est au centre de sa production », précise Philippe.

Afin de parfaire leur savoir-faire, Diane et Philippe Cauvin échangent régulièrement avec des confrères, membres du syndicat international de vignerons en culture biodynamique Biodyvin. « Nous gagnons du temps, note Diane, nous nous distillons des conseils précis sur l’utilisation d’outils efficaces lors de rencontres organisées par le syndicat, en se rendant les uns chez les autres ou bien encore par le biais de petits films que nous nous envoyons par Internet. Un vigneron, qui emploie par exemple un certain type de disque pour la gestion de l’enherbement au pied des souches de vigne – le travail consiste à introduire de la biodiversité qui évite ainsi l’utilisation de produits phytosanitaires -, nous envoie un petit film par Internet ou nous allons le voir directement. » Du coup, ils ont acheté le disque en question.

En discutant avec d’autres vignerons, ils ont décidé d’investir dans un nouveau pulvérisateur, plus efficace dans le traitement naturel des maladies des vignes. Des conseils qui leurs sont utiles.

Concernant leur pratique de la biodynamie, ils ont suivi des stages animés par Bruno Weiller, ingénieur agronome, propriétaire du domaine ‘’Les promesses de la terre’’ à Lagrasse dans l’Aude. Ces formations sont dispensées sur la ferme biodynamique ProméTerre. Elles alternent théorie et pratique. Ce formateur leur a enseigné les différentes plantes, la gestion de l’eau, l’observation et le ressenti du terroir et du vignoble.

 Un échange efficient de pratiques

degustation-primeurs-a-saint-emilionLes 110 adhérents de cette association se réunissent plusieurs fois par an. Le couple haut-garonnais y croise Christine et Éric Saurel, propriétaires du domaine de Montirius, qui produisent du Côtes-du-Rhône. « Ces jeunes sont très intéressants », avoue Éric Saurel, vice-président de Biodyvin et en charge des contrôles en biodynamie pour Ecocert. « Ils veulent avancer. De manière générale, l’association est une petite famille unie qui partage des moments de libre-échange. Elle permet une certaine ouverture d’esprit car on peut discuter avec des vignerons de France et d’Europe qui ont des problématiques différentes. »

Nos vignerons occitans partagent aussi leurs expériences avec d’autres producteurs du frontonnais, au sein du réseau Dephy. Le ministère de l’Agriculture a lancé, en 2009, ce projet, s’adressant aux agriculteurs souhaitant améliorer leurs pratiques, dans le cadre du plan Ecophyto. Des groupes d’une dizaine d’exploitations partagent leurs expériences en termes de réduction de l’usage de produits phytosanitaires, ainsi que de l’accumulation des données agronomiques, environnementales et économiques. Cette année, le réseau compte 220 groupes et 2 630 exploitations.

 Des agriculteurs heureux

 Diane et Philippe sont sans arrêt en mouvement. Dynamique et organisée, Diane Cauvin l’est du soir au matin. Avant d’aller chercher ses trois enfants à l’école, la jeune vigneronne s’active sur son domaine. Pour Diane, la modernité n’est pas matérielle, mais intellectuelle : « Nous essayons d’optimiser notre travail car chaque passage dans la vigne a une incidence sur le sol, le coût et l’humain. Nous nous questionnons toujours sur la manière d’obtenir un résultat efficace. »

Un défi qui devait se concrétiser forcément dans le respect de l’environnement, au vu de leurs convictions. « Nous traitons nos vignes comme notre jardin », dit joliment Diane. « Nous souhaitons vivre sur notre exploitation sans avoir à nous cacher les jours de traitement ni à protéger le vigneron qui est sur son tracteur. Nous voulons aussi bénéficier d’une qualité de vie : travailler au rythme des saisons, de la vigne, tirer un bénéfice sur des bons produits au juste prix. Essayer de vivre heureux en étant agriculteur, c’est possible (rires) ! » Un discours positif qui tranche avec la morosité actuelle…

Sébastien VIVES

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OGM.

DOSSIER OGM EN OCCITANIE

Alternatives aux OGM : vers l’autonomie alimentaire?

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Sébastien Vives, journaliste de l’entreprise Traits d’Union a réalisé un dossier pour le magazine Sans transition  du cahier Occitanie concernant les fermes qui nourrissent leurs animaux sans OGM. Vous pouvez vous aussi faire appel à Sébastien VIVES pour rédiger un article.

Voici l’article que vous pouvez télécharger en bas de page (en quatre parties). Je vous recommande bien sûr d’acheter le magazine Sans transition.

 

 

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Des irréductibles paysans occitans ont choisi de tourner le dos aux organismes génétiquement modifiés en misant sur l’autonomie, le bio et les semences locales. Immersion à Lavaurette, petit village du Tarn-et-Garonne, au cœur de deux fermes alternatives. Rafraîchissant.

Un matin d’août, le soleil commence à frapper fort sur le Quercy, dans le nord-ouest de la région Occitanie. Sur le Causse de Limogne où la terre est maigre, Nils Passedat s’affaire à la fraîche – vers 6h30 – auprès de ses bêtes. Après avoir regroupé son troupeau, il est disponible pour une interview et une visite de sa ferme. Cet ancien ingénieur en aéronautique est installé depuis huit ans à Lavaurette. Ce petit village de 205 âmes en Tarn-et-Garonne, situé à 100 km au nord de Toulouse, est intégré dans un écrin de verdure. Dans ce havre de paix, Nils Passedat a élu domicile. La nostalgie l’a rattrapée à l’orée de ses trente-cinq printemps. Il est revenu dans la maison familiale. Ce néo-paysan avait déjà muri son projet depuis quelques temps. « J’ai opté pour un choix éthique, car mes revenus ont baissé drastiquement », précise-t-il.

« La liberté est fondamentale »

Au lieu-dit Au sol, Nils y a installé une ferme biologique. Il y possède 70 hectares et sème chaque année 10 ha de céréales : petit et grand épeautre, seigle, luzerne, blés anciens et un mélange de céréales pour les moutons avec de l’avoine, du pois, du triticale et du grand épeautre. Une grande partie sert à nourrir ses 150 brebis avec des protéines sans OGM.  Le reste est vendu à son beau-père pour en faire du pain. « Je trouve naturel de travailler avec des ressources semencières libres de droit. Pour moi, la liberté est fondamentale. Cela ne me viendrait même pas à l’idée d’acheter de la protéine transgénique qui est arrosée de pesticides. C’est d’ailleurs le vecteur majeur de l’agriculture paysanne : être autonome. Je n’achète pas de céréales à l’extérieur. »

Il fait tuer ses animaux dans un petit abattoir à Villefranche-de-Rouergue qu’il « apprécie ». Il découpe lui-même la viande dans un atelier près de Caylus, à Loze. Il vend ensuite ses colis à deux boutiques de producteurs, à la ferme des Pibouls à Montauban et au Récantou à Toulouse, et en direct dans sa ferme. Il cultive également des légumes de plein champ en maraîchage biologique sur les 2 ha de terres labourables.

Maire et paysan éthiquenils-passedat-1

Ses idées durables, Nils les partage aussi au conseil municipal de sa commune. Il porte l’écharpe de maire depuis 2014. Une de ses premières mesures a été de supprimer les désherbants et les insecticides qui étaient utilisés par les cantonniers. Le nouvel élu a-t-il pris un arrêté symbolique anti-OGM sur sa commune à l’instar de certaines municipalités comme à Rabastens dans le Tarn? « On n’a pas cette problématique », répond-t-il tout de go. « Sur le village, on est plus de la moitié d’agriculteurs (douze) en bio. Et nos collègues en conventionnel ne cherchent pas forcément ce type de variété, de haute technologie. Ils travaillent avec du grand épeautre pour nourrir le bétail car c’est très bon pour l’engraissement. Il n’y a pas une logique industrielle mais qualitative. Même l’ancien président des Jeunes agriculteurs de Tarn-et-Garonne, proche de la FNSEA, disait que les OGM transgéniques avaient très peu d’intérêts économiques en comparaison avec les semences conventionnelles sélectionnées. »

Du conventionnel sans OGM ?

À quelques pas de la ferme de Nils Passedat se trouve un de ses conseillers municipaux, Fabrice Calvy, trente ans, agriculteur en conventionnel qui a lui aussi opté pour la nourriture sans OGM, sur la ferme la Coumbette de 70 ha. « Le prix de l’aliment est identique entre celui OGM ou non pour nos petites productions », constate-t-il pour expliquer sa décision. « Cela ne vaut donc pas le coup. » Ce jeune paysan prend soin de ses 35 vaches allaitantes. Ce sont des broutards, qui mettent bas des veaux maigres et vendus dès qu’ils sont sevrés. Ils atteignent en moyenne 420 kg et partent à l’âge de six-huit mois. Ils sont abattus en Italie. Ils ne sont pas certifiés de l’Indication géographie protégée (IGP) Veau d’Aveyron et du Ségala, mais c’est tout comme. Le cahier des charges est respecté à lettre. « Elles mangent, de décembre à mai, le fourrage (foin et enrubannage) provenant de mes prairies naturelles et artificielles (luzerne et graminées fourragères)», explique ce membre du syndicat des Jeunes agriculteurs avant de rajouter : « J’achète les graines – des sacs de ray-grass – à une coopérative locale dont les semences sont régionales. Je ne pense pas que c’est contaminé par les OGM, mais je ne suis pas dedans… Pour les veaux, je leur donne un complément alimentaire que j’achète dans la même coopérative car c’est l’aliment le plus adapté. »

La question des OGM ne se pose pas dans son cas. Pour lui, le soja rentre dans un système de production, différent du sien. Justement, les autres productions, plus intensives, sont-elles obligatoirement liées à la consommation d’OGM ? « Choix et conscience sont une seule et même chose » disait Jean-Paul Sartre. Isabelle Michaud, responsable élevage à la Chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne, se montre fataliste. «

Un plan protéines pour la région

Certains refusent pourtant cette fatalité et mise sur l’autosuffisance. « Il y a une dynamique concernant la valorisation des praires : l’introduction de légumineuses, la protection avec des oléagineux soutenue par la région Occitanie avec le plan protéines », a constaté Isabelle Michaud qui met en exergue la filière bio, certifiée avec moins de 1% de contamination OGM dans ses produits, un rempart efficace face aux risques sanitaires. « Les principes de l’agriculture biologique sont basés sur la non utilisation de produits de synthèse », explique Virgil Bezin, délégué général de la FRAB. « Nous incitons aussi à être autonomes en alimentation, système le plus économe. Nous les accompagnons vers ce changement. »

Comme on peut le voir avec ses exemples, le bio et l’autonomie alimentaire sont les plus grands remparts contre les OGM. Alors tous autonomes ?

Sébastien VIVES

Que devient la viande sans OGM ?

L’Association des éleveurs bio d’Ariège, qui a été créée en 2014 avec quinze adhérents de la CIVAM Bio 09, antenne départementale du FRAB, est un bel exemple de valorisation des fermes sans OGM. Alain Chesneau, gérant de la ferme de Toulza à La Bastide de Serou, en est le président. Il nous explique la genèse et le fonctionnement : « Beaucoup d’éleveurs en bio utilisent des circuits conventionnels (centrales d’achats). Nous le faisions au départ mais nous trouvions que ce n’était pas très éthique et rentable. Nous avons donc mis en place une filière spécifique. Nous passons directement par cinq ou six bouchers bio de la région toulousaine que nous avons sélectionnés (notamment ceux des magasins Biocoop). Ils n’ont ainsi qu’un seul interlocuteur et de notre côté nous pouvons négocier les prix à l’année. »

Article rédigé par Sébastien VIVES – octobre 2016 – commande et paru dans le journal Sans transition.

Télécharger l’article en PDF (en quatre parties) : article-fermes-sans-ogm-paru-page-1

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Bpifrance

Bpifrance sponsorise l’USM Sapiac

Bpifrance

Patrice Bégay (à gauche), Directeur exécutif communication et BPI France Excellence, Laurent de Calbiac, Directeur régional BPI France Toulouse, Véronique Védrine, Directrice du réseau sud de BPI France, et Thierry Eychenne, Président du Conseil de Surveillance USM Sapiac, portent le maillot montalbanais floqué du sponsor BPI France. (Crédits : SV)

Sébastien Vives, journaliste de l’entreprise Traits d’Union a réalisé un article pour le magazine La Tribune Toulouse concernant un partenariat de sponsoring maillot de Bpifrance avec l’USM Sapiac, le club de rugby de Montauban, pensionnaire du championnat national professionnel de Pro D2. Vous pouvez vous aussi faire appel à Sébastien VIVES pour rédiger un article.

BPI France se lance dans le sponsoring sportif. L’USM Sapiac, club de rugby montalbanais, et la Banque publique d’investissement, ont scellé, mercredi 7 septembre 2016 au stade Sapiac, un partenariat annuel de sponsoring maillot. La banque, qui a pour mission de « servir l’avenir », souhaite s’implanter un peu plus sur les territoires avec plusieurs contrats de ce type.

« Nous partageons avec l’USM Sapiac les valeurs entrepreneuriales de volonté et d’optimisme. Nous souhaitons valoriser les succès sur les territoires. Les énergies créatrices sont en région. Et ce club est un excellent agitateur économique au niveau local. Avec l’USM, nous allons rencontrer davantage de clients et nous avons beaucoup de business à faire tous ensemble.  »

Avec ces mots, Patrice Bégay, directeur exécutif et directeur de la communication de Bpifrance Excellence, a transformé, le 7 septembre 2016 dans la cité d’Olympe-de-Gouges, l’essai de partenariat avec l’équipe montalbanaise de rugby, qui avait été initié en 2014. Pourquoi avoir coché le nom de Montauban et pas d’autres clubs rugbystiques, plus huppés de la région?

« Parce que nous aimons les gens qui ont des visions et Thierry Eychenne, le président de l’USM, m’a convaincu de son projet », explique Patrice Bégay.

« Nous souhaitons développer notre réseau avec les différents acteurs économiques de la ville », rajoute Laurent de Calbiac, directeur régional Bpifrance.

La Banque publique d’investissement, dont les actionnaires sont l’État et la Caisse des dépôts, devient le principal sponsor maillot durant un an – éventuellement renouvelable – du pensionnaire de Pro D2. Le montant du financement n’a pas été communiqué mais il est « équivalent » à celui d’une formation de Top 14 (élite nationale) comme le Stade Français, champion de France 2015. Bpifrance lie des accords, dans toute la France, avec des clubs sportifs collectifs féminins ou masculins, de handball, de volley-ball ou donc de rugby.

Un accord gagnant-gagnant

Comme l’indique Patrice Bégay, « 90% des décisions sont prises dans les régions ». La section de Bpifrance en Occitanie, basée à Balma en Haute-Garonne, a investi 45 millions d’euros, en 2015, auprès de 310 entreprises du Tarn-et-Garonne.

Grâce à cet accord, l’Union sportive montalbanaise Sapiac (créée en 1903 et champion de France en 1967) pourrait élargir dans un futur proche, son réseau de sponsors, dans un monde professionnel qui demande de plus en plus d’apports financiers extérieurs. « Nous ouvrons le carnet d’adresses de nos clients à notre nouveau partenaire », a assuré Patrice Bégay. « Nous espérons que ces fiançailles dureront longtemps pour un investissement dans l’avenir », lui a répondu Thierry Eychenne, le Président du conseil de surveillance de l’USM Sapiac, avant de préciser sa pensée : « il est compliqué de créer des richesses. Nous avons besoin d’être accompagné. Nous allons écrire une belle histoire. »

2 000 chefs d’entreprises aux Rencontres de la niaquephoto2

Et cette histoire se poursuivra en début d’année prochaine. L’USM Sapiac participera, avec les trente-neuf autres clubs sportifs partenaires de Bpifrance, à la troisième édition des Rencontres de la niaque, spécial champions, le 18 janvier 2017 à Paris où 2 000 chefs d’entreprise de toute l’Hexagone seront présents. La deuxième édition avait réuni plus de 3 600 personnes. Le ballon est désormais dans les mains des dirigeants du club montalbanais pour inscrire d’autres transformations de conventions de partenariat.

Article rédigé par Sébastien VIVES le 09/09/2016 – commande et paru dans le journal La Tribune (agence de Toulouse) sur le site web.

Télécharger l’article en PDF : bpifrance-sponsorise-le-club-de-rugby-de-montauban

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Les conclusions d’une ventevente

Le marketing a ses secrets et ses méthodes pour arriver à une vente d’un produit ou d’un service. Les écoles de commerce dispensent des cours adaptés à cette activité très spécifique. Les étudiants apprennent ainsi à rédiger un argumentaire de vente agrémenté d’objections supposées ou déjà vérifiées. Ce processus amène tout doucement ou quelque fois plus rapidement à la conclusion d’une vente. Toute cette méthode est bien huilée et a fait ses preuves. Pour autant, les techniques de vente aboutissant à une conclusion ne sont pas toujours bien adaptées à toutes les typologies de vente. Nous vous définissons donc les différentes conclusions de vente :

– la conclusion du bon de commande
Pour forcer le client à accepter la vente, le commercial va user du stratagème du bon de commande. Suite à l’échange avec son interlocuteur, il va en effet noircir sur le bon de commande les réponses et besoins de son prospect. Il le donne au client pour acceptation en espérant que cette stratégie machiavélique va faire pencher la balance. Une sorte de coup de poker.

– la conclusion supposée
Une autre tactique employée par les vendeurs est celle de la conclusion supposée. Même si le prospect n’a pas dit officiellement qu’il achetait le produit ou service, le commercial fait comme si la vente était actée. Il va plus loin en proposant par exemple la livraison du produit au domicile : « Vous souhaitez que nous vous le livrons à votre domicile? » Le client peut se sentir engagé et ne pas oser dire non. Le tour est joué.

– la conclusion alternative
Elle est appelée aussi conclusion implicite. Le vendeur laisse penser au client qu’il a le choix en lui proposant deux possibilités. Exemple : Prenez-vous la chemise bleue qui vous donne un aspect décontracté ou bien la chemise blanche, plus élégante? Avec cette technique, le client peut se sentir obligé d’acheter l’une ou l’autre solution proposée habilement par le vendeur, qui reste ainsi maître du processus de vente.

– la conclusion  »c’est maintenant-ou-jamais »
Le vendeur met son vis à vis face à ses responsabilités. Il peut lui dire par exemple : « J’ai un client qui est très intéressé par ce produit. Si vous ne le prenez pas aujourd’hui, il m’a assuré qu’il l’achèterai demain. Que faites-vous alors? »

– la conclusion  »c’est-votre-dernière-chance »
On la nomme aussi vente Colombo. On fait croire au client que s’il n’achète pas maintenant, il devra payer plus cher la semaine prochaine. Après analyse des réponses du prospect, le vendeur a compris qu’il est tout près de la conclusion de vente. Il distille un dernier argument. Décisif? Le client doit donc se décider rapidement et ne pas repousser son achat.

Vous l’aurez donc bien compris, le vendeur use de stratagèmes bien rodés dans le monde du commerce pour arriver à ses fins. En fonction des réponses du prospect, il va utiliser, selon lui, la meilleure conclusion de vente possible qui pourrait déclencher la décision finale. Pour autant, si ces techniques peuvent fonctionner sur des ventes à cycle court (petits montants), elles ne seront pas adaptées pour des sommes plus importantes. L’achat compulsif peut être déclenché sur certaines personnes pour des vêtements par exemple, mais pas pour l’acquisition d’une automobile ou d’une maison.

Article rédigé par Sébastien VIVES – commande du site web redacteur.com

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Saint-Antonin-Noble-Val. HS Esprit Quercy

Saint-Antonin-Noble-Val : des paysages à couper le souffle

De passage dans la région, vous vous devez de faire une halte à Saint-Antonin-Noble-Val. Avec ses paysages à couper le souffle au-dessus des Gorges de l’Aveyron, ses points de vue incroyables, sa route de la corniche, son hameau de Brousses et son joli marché du dimanche matin, ce village médiéval a tout pour plaire. Et ses personnages hauts en couleur vous tiendront en haleine.

Saint-Antonin-Noble-Val : cité médiévale

Saint-Antonin-Noble-Val est une cité médiévale située dans les gorges de l’Aveyron au carrefour du Rouergue, du Quercy et de l’Albigeois, dans une vallée entourée de zones Natura 2000. Cette cité au riche patrimoine architectural s’accorde parfaitement avec un milieu naturel bordé de hautes falaises. Sur les vingt-trois chemins de randonnée au départ du village, nous vous proposons de jongler entre trois itinéraires : le PR 10, le PR1 et le PR3, des étapes dont vous vous souviendrez longtemps. Le parcours de randonnée 10 (vert) emprunte les routes au-dessus des Gorges de l’Aveyron. D’une distance de 17,4 km, vous pouvez compter 3h30-4 heures de randonnée. Vous pouvez raccourcir la boucle en suivant le PR1 (cirque de Nibouzou et des crêtes de Deymié) long de 7,8 km. Vous allez en prendre plein les yeux aussi bien sur terre que sous terre. En prenant le PR3 de 8,5 km, vous pourrez ainsi découvrir la grotte du Bosc.

Article Saint-Antonin-Noble-Val Esprit Quercy

Article Saint-Antonin Esprit Quercy (page 1)

La grotte du Bosc : le souci du détail

A quatre kilomètres environ de la ville de Saint-Antonin-Noble-Val, une petite grotte attirera votre attention. C’est la seule aménagée au tourisme dans le département du Tarn-et-Garonne. Par la variété de ses couleurs et l’exceptionnelle richesse de ses concrétions, la grotte du Bosc brille parmi les plus belles. Elle a été découverte le 2 septembre 1936 en explorant une excavation s’ouvrant dans une carrière abandonnée. Le visiteur découvrira avec émerveillement toutes les fantaisies naturelles que peuvent réaliser la pierre et l’eau au fil des siècles dans un environnement calcaire. « Ce n’est pas le volume qui va surprendre les visiteurs ni des peintures préhistoriques », prévient Etienne Fabre, le guide. « Cette petite galerie étroite rapproche des parois les groupes de quinze personnes (au maximum). Elle permet de discerner des détails des cristaux qu’on ne voit pas dans d’autres grottes comme des petits cristaux en forme de choux fleur de 2 à 10 cm. »

D’aucuns disent qu’ils n’avaient jamais vu ces détails ailleurs. Dans le hall de réception, un petit musée regroupant des minéraux et fossiles vous feront voyager dans le temps. Une vidéo retrace l’histoire et l’aspect géologique de la grotte. En quarante-cinq minutes, vous aurez le temps d’apprécier la singularité des stalactites et stalagmites locales avec les explications très précises d’Etienne, qui est tombé dans la spéléologie lorsqu’il était pitchoun (petit en patois local). « Je suis rentré dans ma première grotte avec un centre aéré. J’ai adoré de suite. J’ai eu le coup de foudre dès la première visite sous terre. La guide a vu que j’accrochais vraiment et m’a prise dans son club de spéléologie. Et depuis je n’ai jamais lâché. Je suis un grand passionné, je pars de temps à temps à l’étranger avec des licenciés de la Fédération française de spéléologie. Pleins d’aspects m’attirent et en particulier le côté scientifique. On tombe sur des gisements très intéressants de préhistoire, de paléontologie. On découvre, chaque année, de nouveaux minéraux, de nouvelles variétés cristallines de calcites, de nouvelles espèces. A chaque fois, je suis dans le même état émotionnel qu’un explorateur découvrant une île déserte. Cet aspect-là est vraiment fascinant. Nous sommes obligés de toucher à plusieurs disciplines, le métier est très riche. »

Une balade avec des lamas si le cœur vous en dit…

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Article Saint-Antonin-Noble-Val (page 2 Esprit Quercy)

A 1,5 km de la grotte, vous pourrez vous balader sur de jolis sentiers aux côté de lamas !!! Karen et James Sweeting, propriétaires du gite de Foyt depuis dix ans, proposent à leurs clients deux lamas pour des balades naturalistes. « Nous sommes Anglais et j’avais envie d’en avoir lorsque nous étions outre-Manche», nous informe James qui a satisfait son désir dans le sud-ouest de la France, à Saint-Antonin-Noble-Val. « A Foyt, nous avons la place. Nous en avons donc acheté il y a neuf ans. Nous en avons eu jusqu’à quatre, nous possédons aussi des chèvres. Un voisin nous les tond et un ami tisse la laine. Ma femme tricote la laine de lama pour en faire des pulls, mais nous n’en vendons pas beaucoup. »

Comme nous, vous vous posez sûrement la question suivante : comment réagissent les lamas à côté des femmes et des hommes qui tentent de les emmener sur les chemins ? James répond tout de go : « Les lamas sont un peu craintifs, mais ils aiment se balader. Il faut bien les tenir en laisse sinon ils cavalent. On ne les monte pas, ils portent juste les bagages. Un lama pèse autant qu’un chameau et va aussi vite… »

Outre cette balade singulière, les Sweeting vous permettront de vous reposer, de vivre à la vitesse d’un escargot. Le gite du Foyt, situé dans les bois, en pleine nature, est un havre de paix idéal, de quiétude et de zénitude. Rassérénés, vous pourrez alors reprendre votre bâton de pèlerin et gagnez le hameau de Brousses-les-Antibels (qui dépend de Saint-Antonin-Noble-Val).

Brousses l’écrin inspirant pour les artistes

En empruntant ces routes sinueuses et en prenant de la hauteur avec vu sur les falaises, vous aurez une impression de déjà-vu : vous vous croirez sur les routes de la montagne corse et des aiguilles de Bavella (Corse du Sud). Le panorama est extraordinaire. Niché dans un écrin vert, au milieu du causse aride, Brousses inspire pléthore d’artistes dont Claude Nicaud. Ce peintre expose ses œuvres route de la Corniche, sur la D115 bis, dans un atelier qui jouxte sa somptueuse maison qu’il a fait construire pierre par pierre il y a vingt ans. Celle-ci évoque « le paradis » selon les touristes qui viennent échanger avec Claude. Sa galerie vitrine située au 1 rue de la Pelisserie à Saint-Antonin-Noble-Val est ouverte toute l’année. Vous y trouverez des tableaux, des affiches, des toiles, peints à l’huile, à la gouache, au pastel, à l’aquarelle ou à la gravure. « Je peins la mer, le ciel, les causses, les hommes, avec une vision réaliste mais qui doit rester à la frontière d’une vision formelle, dépouillée de tout artifice, exprimant le mieux la chaleur, la lumière et le monde du rêve. » Très reconnu dans le secteur mais aussi partout de France et de Navarre et bien plus loin encore, Claude Ricaud estime important de peindre la région « pour la faire connaître et la faire vivre » prenant exemple sur la montagne Sainte-Victoire en Provence qui est « réputée grâce à l’œuvre de Paul Cézanne ». Et de poursuivre son argumentation : «  L’aspect philosophique, écologiste et presque politique a aussi de la valeur. Toute forme artistique est un acte militant. »

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Article Saint-Antonin-Noble-Val (page 3 Esprit Quercy)

Lui, parisien de naissance, a offert son cœur à Saint-Antonin en 1973. Cet amoureux inconditionnel de Dame nature ne pouvait que trouver ici les éléments nécessaires à son épanouissement : « les gorges, les coteaux avec les vignes, les causses avec leurs arbres rabougris, le paysage de pierraille et les vergers dans la région de Moissac permettent une simplification du sujet. Ce paysage est inspirant. » Claude Ricaud aborde aussi les pigeonniers mais de façon « très picturale » et non trop réaliste. Il représente également les autres villages magnifiques autour de Saint-Antonin comme Bruniquel et Penne.

Dès l’âge de 12-13 ans, il a troqué ses cahiers et ses stylos contre des pinceaux pour illuminer « Montmartre »  les mercredis après-midi car c’était déjà pour lui un « moyen d’exister » et de montrer sa grande sensibilité. « Pour autant, il est difficile d’avoir des certitudes sur sa personnalité. Car dans la vie, il faut avoir le doute. Comme le dit Pierre Rabhi : même lorsqu’on réunit des philosophes, ils ne s’entendent pas entre eux !!! » Cette personnalité attachante propose des initiations tout l’été avec Sylvie Cosnier, sa compagne, qui a également une galerie (l’Esquisse), 9 rue de la Pelisserie à Saint-Antonin. « J’ai la chance de vivre de la peinture, mais elle n’est pas faite que pour moi. Elle est aussi pour tous les gens qui ont besoin de ça pour se faire du bien », philosophe celui qui se compare à Léo Ferré pour son côté anarchiste. « Les stagiaires me disent que je leur apprends à regarder le paysage avoisinant. »

La Corniche : sa route, son restaurant…

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Article Saint-Antonin-Noble-Val (page 4 Esprit Quercy)

Nous vous conseillons ensuite de vous poser sur la terrasse du petit restaurant de La Corniche avec vue imprenable sur la vallée. Vous ne saurez plus où donner de la tête et votre palais sera également comblé. Le chef, Michel Corbeau, propose une cuisine raffinée et maison. Originaire du Puy-de-Dôme, il est arrivé en 1980 à Saint-Antonin. « J’ai acheté un petit café-restaurant dans la commune », se souvient l’excellent cuisinier. « C’était plus une opportunité professionnelle car le prix du fonds de commerce correspondait à l’argent que je disposais. L’affaire a fonctionné de suite. Ensuite, je suis venu habiter dans le hameau et j’ai fondé le restaurant La Corniche en 1992. » Il ne se lasse pas des conditions de travail dont il dispose. « Le site est assez étonnant. Cela n’a rien à voir avec les paysages de l’Auvergne. Le lieu est connu, il fait partie des plus beaux du Tarn-et-Garonne. »

Plus vieux restaurateur de la commune, Michel Corbeau est très attaché à l’origine de sa matière première. « Nous servons de la cuisine traditionnelle avec un choix de produits du coin. Nous ne privilégions pas le local par effet de mode, mais parce que cela fait économiser du temps. Nous sommes un peu loin de tout. Je ne travaille pas de surgelés. L’agneau et la volaille sont mes spécialités. L’agneau a un label de territoire (du Quercy). 80% des mets sont concoctés avec des produits faits maison. » Ne lui parlez pas du nouveau label « fait maison » qui est, selon lui, « une arnaque » car il n’est pas forcément gage de « qualité ». Vu la configuration des lieux, Michel Corbeau ne peux pas accueillir plus de dix-huit gourmets. Il serait dommage qu’il ne puisse pas répondre à ses clients. « J’explique ce que je réalise car l’accueil est primordial dans la restauration. »

Le joli marché du dimanche matin

Les papilles bien sollicitées, reprenez vos bottes de sept lieues. Vous descendrez alors sur un lavoir en contre-bas, vous y admirerez la fontaine des Antibels. L’escalier de cristal sera votre cadeau. Tout comme le patrimoine autour de Brousses. Avant de regagner vos pénates, nous vous conseillons fortement de profiter du très joli marché du dimanche matin. L’été, il est assurément l’un des plus beaux de la région. Dans le centre-ville, poussez la porte de la boutique de madame Carles, fileuse de laine et arrêtez-vous dans un café, histoire d’appréhender la douceur de vivre locale. Finissez votre périple en flânant au hasard des rues. Ville thermale au début du XXe siècle, Saint-Antonin-Noble-Val est née au confluent de deux rivières. Elle a été construite autour de ses canaux, ses fontaines, ses tanneries, qui conserve encore aujourd’hui des activités liées à l’eau. Les plus curieux trouveront son patrimoine remarquable : l’ancien couvent des Génovéfains, les tanneries, le moulin à huile de noix, la place des Moines, la place de la Halle, la maison de l’amour… Touchés en plein cœur, vous aurez peut-être envie, comme tant d’autres, d’y prendre vos quartiers définitivement.

Article rédigé par Sébastien VIVES (commande pour le HS d’Esprit Quercy printemps 2015, dossier Saint-Antonin-Noble-Val)

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Novès. Interview Guy Novès

Guy Novès : « Je ne lâche pas la barre quand le bateau tangue »

Guy Novès, lorsqu'il était encore l'entraîneur du Stade Toulousain. (crédit photo libre de droit)

Guy Novès, lorsqu’il était encore l’entraîneur du Stade Toulousain. (crédit photo libre de droit)

L’interview exclusive de Guy Novès que notre journaliste Sébastien VIVES a eu le plaisir de diriger.

Sébastien VIVES : Guy Novès, dans quel état d’esprit êtes-vous avant d’affronter Toulon, êtes-vous revigoré par votre succès (22-10) face à Paris ?

Guy Novès :

« Cela fait du bien de gagner un match. Une victoire redonne de la confiance, qui est indispensable pour la survie du groupe après ces défaites successives. Nous faisions preuve d’un état d’esprit de qualité depuis plusieurs semaines. Sur cette rencontre, nous avons trouvé un équilibre dans notre conquête : secteur de jeu qui nous faisait défaut jusqu’à présent. Nous devons aller de l’avant. »

 Comment avez-vous vécu personnellement cette période de cinq revers de rang, inédite à Toulouse ?

Mon papa est décédé il y a trois mois : je trouve donc qu’il y a plus grave dans ma vie que de perdre quelques matchs. J’ai analysé les raisons de notre méforme actuelle et je tente d’améliorer notre rendement. Je suis quelqu’un de responsable, je ne lâche pas la barre quand le bateau tangue. Je me concentre sur mon travail contre vents et marées. Il est normal que les médias en rajoutent et rédigent des articles pour vendre des journaux.

 « Je retiens tout »

 Justement êtes-vous sensible aux critiques qui ont été assénées contre vous ?

La sensibilité fait la force d’un manager. Il faut savoir entendre, écouter, tout en suivant une feuille de route, un fil conducteur. J’ai quarante ans d’expérience, je ne vais pas tenir compte des opinions de certains médias qui n’ont que 2-3 ans d’existence et qui m’expliquent le pourquoi du comment!!! Je ne suis pas fermé, mais je fais le tri. En revanche, je retiens tout, surtout en ce moment.

 Qu’est-ce qui vous fait tenir et vous pousse à continuer ?

Le respect des joueurs. Seules leurs critiques pourraient m’atteindre. Au niveau des résultats, le Stade toulousain est un club référent depuis vingt ans. Les gars s’accrochent. J’ai la confiance des joueurs, de la direction et de mon staff. Le contexte est compliqué, certains propos sont déplacés, mais je trouve cette situation intéressante. Même à soixante ans, j’apprends beaucoup. Comme on dit ‘’le chien aboie et la caravane passe’’. J’ai toujours eu du recul et de l’humilité par rapport aux victoires. Nous avons été quatre fois champions d’Europe en six finales disputées, nous avons glané dix titres de champion de France, mais l’important est le futur.

Que peut espérer le Stade toulousain cette saison ?

Je n’en sais rien. Comme chaque année, je vous dirais d’aller le plus loin possible dans chaque compétition, mais comme nous sommes lâchés en championnat, il sera compliqué de rentrer dans les six premiers. Prenons les matchs les uns après les autres sans s’énerver. Nous devons sortir d’une zone dangereuse et ensuite nous verrons bien. Si certaines équipes rencontrent les mêmes difficultés que nous, peut être pourrons nous recoller… Nous n’allons pas lâcher.

 Le Stade doit-il trouver un mécène pour lutter avec les grosses écuries du Top 14 ?

Je m’occupe du terrain, de l’équipe et je fais avec les éléments dont je dispose. Je n’ai pas à commenter l’extra-sportif. Ce que je remarque est que les clubs qui ont haussé leur niveau se sont positionnés pour le rugby de demain (Toulon, Racing Métro, Montpellier, Stade Français, Montferrand, Castres). La solution passe par des ressources. Si un mécène arrive, il sera le bienvenu. Nous avons toujours réussi avec des moyens engendrés par de grands partenaires. Cette solution a peut-être vécu, il faut la repenser. En tout cas, je ne changerai pour rien au monde les vingt dernières années. Nous ne devons pas tout jeter aux orties.

 Comment voyez-vous ce choc face à Toulon ?

Sur un match, nous pouvons rivaliser avec ce qui se fait de mieux en Europe. Toulon a marché sur l’Europe la saison dernière, tout le monde l’a vu, ce n’est pas un discours de communication. Chaque week-end, ils ont les faveurs des pronostics. Nous devons nous surpasser. La motivation est très simple pour nous pour ce genre de match. Après notre début de saison catastrophique, nous sommes sur un regain de forme. A nous de réaliser un petit exploit.

Propos recueillis par Sébastien VIVES – paru dans Var Matin le 12 octobre 2014

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Interview Guy Novès 071014 version longue

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OM. Article de presse (foot)

 Mercato de l’OM :

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OM

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A l’orée des vendanges, le millésime 2015 de l’OM est-il excellent ou médiocre? Nous avons choisi de décrypter l’effectif marseillais, quelques jours après la clôture du mercato d’été qui a été plus que mouvementé avec 15 recrues et 17 départs. Bilan…

La première période du recrutement phocéen a été dictée par des impératifs financiers. Le club phocéen a dû vendre plusieurs de ses éléments importants avant le 30 juin pour satisfaire aux recommandations de la DNCG. L’opération dégraissage a plutôt bien réussi avec les départs de Gianelli Imbula (25M€) pour Porto, Dimitri Payet (15M€) et Florian Thauvin (17M€) pour l’Angleterre et Mario Lémina (12M€) à la Juventus de Turin. Khalifa (1,5M€) et Kadir (1M€) complètent les ventes rémunératrices. En revanche, André-Pierre Gignac, André Ayew, Rod Fanni, Jérémy Morel n’ont rien rapporté aux Marseillais.

Un OM comptable

En tout, l’OM a encaissé 68M€, mais a surtout perdu sportivement avec les départs de cadres comme Gignac, Ayew et Payet. Ils n’ont assurément pas été remplacés. « Le petit André Ayew a battu quasiment à lui tout seul Manchester United (vidéo) », note Pape Diouf, l’ancien président de l’OM sur les ondes de RMC. « Et je vois que ce même Manchester achète près de 80 M€ un jeune de 19 ans venant de l’AS Monaco. Ayew nous a quittés comme ça, pour zéro euro. Voilà l’illustration de ce qui se passe aujourd’hui à Marseille. » Cette saignée de l’effectif olympien n’a pas été également du goût des amoureux des « ciel et blanc ».

Christophe Bouchet, un ancien président a lui tweeté sa colère le 8 août : « Deschamps, Diouf, Dassier Bielsa… Labrune ne peut plus se cacher derrière personne pour masquer son incompétence.» A froid, ce supporter tire une analyse lucide. « On a perdu nos cadres, nos jeunes et nos internationaux », relève Zinépine sur le Phocéen. « On va avoir une longue période de rodage et on repart pour une saison en bois. »

Côté recrues, l’OM a tenté des coups avec Lassana Diarra et Abou Diaby. Si le premier devrait être un élément clé du système Michel, il faudra du temps à Diaby pour retrouver un niveau acceptable. Le milieu de terrain est le secteur de jeu où l’OM s’est semble-t-il renforcé avec les apports de Lucas Silva, Mauricio Isla et les deux anciens internationaux bleus.

Défensivement aussi, l’OM a flairé le bon coup avec les signatures de De Ceglie, Manquillo et Rolando. Un peu plus d’expérience et de talent. Ce supporter Droit-au-Blog partage notre avis : «Défensivement et dans les buts, c’est bien les postes sont doublés.»

C’est offensivement, que l’OM a perdu aux changes. Le deuxième buteur et le meilleur passeur du dernier championnat n’ont pas été remplacés et leurs successeurs ont encore tout à prouver. Droit-au-Blog toujours : « Pas de neuf remplaçant, Payet remplacé par Barrada, je doute de voir Barrada être décisif 25 fois cette saison… Et ne parlons pas d’Alessandrini, Ocampos, Nkoudou ou Sarr qui ne sont pas prêts d’enfiler buts comme des perles. Mishy est bien seul devant… Pour moi, il manque un ailier de calibre international. »

Jusqu’au bout, l’OM aura tenté d’attirer dans ses filets un crack en misant sur le prêt d’un gros club comme l’explique le président de l’OM Vincent Labrune lors d’un entretien avec Media Foot Marseille. « Il sera de plus en plus difficile pour les clubs ayant moins de 150-200 M€ de budget d’acquérir dans le futur des joueurs de très haut niveau. D’où la nécessité de créer des relations privilégiées avec les très grands clubs pour pouvoir espérer avoir accès à certains de leurs joueurs qui ne jouent pas ou peu. » Un constat qui fait froid dans le dos mais terriblement réaliste dans ces temps de foot-business. Le verre à moitié plein ou vide…

Article rédigé par Sébastien VIVES (commande du partenaire http://www.90min.com/fr)

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