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OM. Article de presse (foot)

 Mercato de l’OM :

mi-figue, mi-raisin

OM

Crédit photos Eurosport

A l’orée des vendanges, le millésime 2015 de l’OM est-il excellent ou médiocre? Nous avons choisi de décrypter l’effectif marseillais, quelques jours après la clôture du mercato d’été qui a été plus que mouvementé avec 15 recrues et 17 départs. Bilan…

La première période du recrutement phocéen a été dictée par des impératifs financiers. Le club phocéen a dû vendre plusieurs de ses éléments importants avant le 30 juin pour satisfaire aux recommandations de la DNCG. L’opération dégraissage a plutôt bien réussi avec les départs de Gianelli Imbula (25M€) pour Porto, Dimitri Payet (15M€) et Florian Thauvin (17M€) pour l’Angleterre et Mario Lémina (12M€) à la Juventus de Turin. Khalifa (1,5M€) et Kadir (1M€) complètent les ventes rémunératrices. En revanche, André-Pierre Gignac, André Ayew, Rod Fanni, Jérémy Morel n’ont rien rapporté aux Marseillais.

Un OM comptable

En tout, l’OM a encaissé 68M€, mais a surtout perdu sportivement avec les départs de cadres comme Gignac, Ayew et Payet. Ils n’ont assurément pas été remplacés. « Le petit André Ayew a battu quasiment à lui tout seul Manchester United (vidéo) », note Pape Diouf, l’ancien président de l’OM sur les ondes de RMC. « Et je vois que ce même Manchester achète près de 80 M€ un jeune de 19 ans venant de l’AS Monaco. Ayew nous a quittés comme ça, pour zéro euro. Voilà l’illustration de ce qui se passe aujourd’hui à Marseille. » Cette saignée de l’effectif olympien n’a pas été également du goût des amoureux des « ciel et blanc ».

Christophe Bouchet, un ancien président a lui tweeté sa colère le 8 août : « Deschamps, Diouf, Dassier Bielsa… Labrune ne peut plus se cacher derrière personne pour masquer son incompétence.» A froid, ce supporter tire une analyse lucide. « On a perdu nos cadres, nos jeunes et nos internationaux », relève Zinépine sur le Phocéen. « On va avoir une longue période de rodage et on repart pour une saison en bois. »

Côté recrues, l’OM a tenté des coups avec Lassana Diarra et Abou Diaby. Si le premier devrait être un élément clé du système Michel, il faudra du temps à Diaby pour retrouver un niveau acceptable. Le milieu de terrain est le secteur de jeu où l’OM s’est semble-t-il renforcé avec les apports de Lucas Silva, Mauricio Isla et les deux anciens internationaux bleus.

Défensivement aussi, l’OM a flairé le bon coup avec les signatures de De Ceglie, Manquillo et Rolando. Un peu plus d’expérience et de talent. Ce supporter Droit-au-Blog partage notre avis : «Défensivement et dans les buts, c’est bien les postes sont doublés.»

C’est offensivement, que l’OM a perdu aux changes. Le deuxième buteur et le meilleur passeur du dernier championnat n’ont pas été remplacés et leurs successeurs ont encore tout à prouver. Droit-au-Blog toujours : « Pas de neuf remplaçant, Payet remplacé par Barrada, je doute de voir Barrada être décisif 25 fois cette saison… Et ne parlons pas d’Alessandrini, Ocampos, Nkoudou ou Sarr qui ne sont pas prêts d’enfiler buts comme des perles. Mishy est bien seul devant… Pour moi, il manque un ailier de calibre international. »

Jusqu’au bout, l’OM aura tenté d’attirer dans ses filets un crack en misant sur le prêt d’un gros club comme l’explique le président de l’OM Vincent Labrune lors d’un entretien avec Media Foot Marseille. « Il sera de plus en plus difficile pour les clubs ayant moins de 150-200 M€ de budget d’acquérir dans le futur des joueurs de très haut niveau. D’où la nécessité de créer des relations privilégiées avec les très grands clubs pour pouvoir espérer avoir accès à certains de leurs joueurs qui ne jouent pas ou peu. » Un constat qui fait froid dans le dos mais terriblement réaliste dans ces temps de foot-business. Le verre à moitié plein ou vide…

Article rédigé par Sébastien VIVES (commande du partenaire http://www.90min.com/fr)

http://www.90min.com/fr/posts/2544604-mercato-de-l-om-mi-figue-mi-raisin

L’article en téléchargement : Mercato de l’OM 110915

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Histoire. Réfugiés espagnols.

Camp de Judes à Septfonds :

un souvenir à honorer

Réfugiés barraquement neuf reconstruit à l'identique comme en 1939Septfonds : ce village aux sept fontaines est chargé d’histoire. Un retour dans le passé trouble de la grande Histoire vous permettra de comprendre une partie de la Seconde guerre mondiale. Incontournable.

Histoire de la Seconde guerre mondiale

Vous pourrez visiter le camp de Judes, ainsi que les beautés du village, tous les jeudis d’été, de 9h30 à 12h30. Le départ est fixé devant la salle des fêtes. Pierre Gauthié sera votre guide. Prolixe et passionnant, il vous transportera à la fin des années 1930. Les férus d’histoire seront ravis. « Je m’intéresse à beaucoup de choses et notamment à l’histoire de Septfonds », assure cette mémoire vivante locale qui nous parle de la genèse du camp de Judes : « A la suite des lois de janvier et novembre 1938, un camp de 50 hectares a été construit pour surveiller les étrangers qui étaient considérés comme des gens dangereux pour la République française. »

50 kilomètres de clôture

Cinquante kilomètres de clôture (barbelés, miradors à guérite, 40 projecteurs) sont installés par l’armée. Trois ans après que le général Franco eut renversé par un coup d’état militaire le gouvernement républicain de Madrid, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, jette sur les routes 300 000 civils et 200 000 militaires espagnols. Le général Ménard, commandant la région militaire de Toulouse, coordonne la mise en place des structures d’accueil. Afin de limiter les nombre de camps dans les Pyrénées-Orientales, il décide d’ouvrir six grands centres à la frontière espagnole afin d’accueillir 100 000 personnes dont celui de Septfonds (décision prise le 26 février 1939).

16 000 Espagnols entassés dans 395 m2

Pierre Gauthié, intarissable sur le déroulement de ces évènements, nous narre l’arrivée des réfugiés espagnols dans la ville chapelière. « Le premier convoi de 2 000 personnes (des hommes au départ) arrive le 5 mars 1939 de la gare de Borredon (Montalzat) ; gare bien choisie, loin de toute habitation pour cacher la vilénie de ces actes. Ils sont ensuite conduits à pied au camp de Judes à Septfonds distant de 7km et sous la neige. Ils viennent ainsi quotidiennement grossir les rangs des internés, des concentrés. En raison de l’inachèvement des travaux sont installés provisoirement dans le camp de La Lande avant de rejoindre leur camp d’attribution, celui de Judes, le 16 mars. 16 000 Espagnols s’entassent dans quarante-cinq baraques de planches couvertes de tôles ondulées de 395 m2 (40 mètres de long sur 7 mètres de large). »
Les réfugiés espagnols séjourneront dans ce camp durant un an jusqu’à la débâcle de mai 1940. A partir de 1970, les acteurs institutionnels et associatifs décident de faire de Septfonds un lieu de souvenir et un lieu de mémoire. Quatre secteurs sont décidés : le cimetière espagnol (situé à deux kilomètres du village où reposent 81 personnes), la stèle érigée en souvenir des Juifs déportés (square Henry Grau), l’oratoire polonais construit par les prisonniers avant leur transfert et le Mémorial du camp. Cette visite terminée, nous vous proposons de quitter cette ville chapelière et revenir dans l’autre cité du chapeau.

Plan camp de Judes histoire

Article écrit par Sébastien VIVES

Cet article est visible depuis le printemps 2015 dans le HS d’Esprit Quercy

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