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Franck Demay. L’ESSentiel

Franck Demay

Rencontres solidaires #3  : Franck Demay (L’ESSentiel)

La troisième émission radio sur l’économie sociale et solidaire Rencontres solidaires que j’anime sur Radio d’oc (radio dans le Tarn-et-Garonne) vient d’être diffusée (novembre 2015).

Elle était consacrée au portail web multimédia consacré à l’économie sociale et solidaire L’ESSentiel. J’ai interviewé Franck Demay, son fondateur et son gérant : http://www.lessentiel-france.com/

L’Essentiel

17, rue du Cassé
31 240 Saint-Jean

Adresse e-mail de Franck Demay : f.demay@lessentiel-France.com

Pour écouter l’émission :

Le lien de la page de l’émission pour télécharger le podcast :

http://radiodoc.org/emissions/rencontres-solidaires/podcasts.html?view=metaudio

C’est quoi l’économie sociale et solidaire?

L’Économie Sociale et Solidaire est une forme de développement qui souhaite concilier activité économique et utilité sociale en redonnant la primauté aux personnes. Présente dans de nombreux secteurs de l’économie, elle répond à de multiples besoins sociétaux en soutenant le développement d’une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. Apparue au XIXe siècle sous la forme d’associations et de coopératives, l’ESS compte aujourd’hui 2,33 millions de salariés, soit 10,3% de l’emploi français total à travers 223.000 établissements employeurs. Des organisations hétérogènes ( 78 % d’associations, 13% de coopératives, 6 % de mutuelles, 3% de fondations), mais qui concourent à réguler l’économie entre secteur public et secteur privé. Une économie de la répartition mais aussi un levier potentiel de croissance grâce à la création d’emplois non délocalisables, car ancrés dans la proximité des territoires.

La loi du 1er août 2014 adoptée par le Parlement lui confère un périmètre à la hauteur de ses ambitions au service de ses adhérents, sociétaires ou coopérateurs. Reste encore à l’ESS à développer un discours unifié, à renforcer ses valeurs, à affirmer son indépendance et à gagner en visibilité.

Associations (78,2%), Coopératives (13,2%),  mutuelles (5,6%), fondations (3,1%), soit au total 222 800 établissements employeurs constituent des acteurs économiques de poids pour remettre l’humain au cœur de l’économie de demain. Majoritairement des PME, l’ESS compte aussi de grandes entreprises comme le groupe E. Leclerc (102 600 salariés), le Crédit Agricole (160 000 salariés)…

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Sébastien VIVES

Tél. : 07 82 03 08 70

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SOL. Dossier monnaie citoyenne

« Se servir de la monnaie comme d’un bulletin de vote »

SOL

Pour booster une économie plus équitable et durable, renforcer les structures locales respectueuses de l’humain et de la nature, et impliquer les citoyens, la monnaie complémentaire SOL circule à Toulouse et à Montauban. Découverte.

Tout sur le SOL

Au printemps 2011 apparaissaient à Toulouse d’étranges coupons-billets qui ne sont pas des euros… Idem à Montauban le 8 mars 2014, sur le marché de la ville, lors de la journée internationale de la femme : une date symbolique pour l’introduction de cette monnaie complémentaire dans la cité d’Olympe-de-Gouges, la féministe révolutionnaire. En lui donnant le nom de SOL Olympe, les fondateurs de la monnaie citoyenne tarn-et-garonnaise rendent ainsi hommage à cette grande figure montalbanaise de l’Histoire française.

Trois ans après, ils sont près de 1 800 adhérents et 150 entreprises de tout secteur à toucher de près les sols Violette à Toulouse (symbole de la ville).

Mais pas p’tite dame, qu’es aquò ces billets et à quoi ça sert ? Andréa Caro-Gomez, une des fondatrices du SOL Violette à Toulouse, éclaire notre lanterne et nous facilite la réflexion pour agir en ces temps de crise financière, sociale et écologique. « Nous pratiquons de l’économie politique au sens noble du terme : la gestion de la cité en grec. Nous établissons un lien entre écologie et économie. »

Le pouvoir d’agir pour une économie vertueuse

Le SOL est une monnaie éthique conçue par les citoyens et pour les citoyens. L’objectif est de promouvoir une économie plus durable et locale. « Le SOL n’est pas qu’une monnaie sinon il n’y a pas de sens aux échanges », martèle Andréa Caro-Gomez, qui travaille au sein de l’association Folies à Toulouse et au Sol violette. « En la faisant circuler, nous contribuons ainsi à une transformation sociale. Nous valorisons les initiatives citoyennes. Nous renforçons les PME, les artisans : des entreprises non-délocalisables. Nous faisons grandir l’épargne solidaire, nous fléchons ainsi le circuit de la monnaie. »

Andréa avoue prendre du plaisir à animer la co-création de cette monnaie. « Nous donnons une réponse d’espoir à la crise économique et à l’industrialisation de la finance. Les citoyens gagnent en résilience. »

Cette monnaie est un levier de développement pour le commerce de proximité dans le respect des femmes, des hommes et de l’environnement, un outil de cohésion sociale, un vecteur de création d’emplois au service du bien commun. En rentrant dans le circuit, les adhérents du SOL augmentent leur pouvoir d’agir. Chaque achat, aussi minime qu’il soit, a un impact sociétal car la circulation monétaire est fondée sur le paiement d’intérêts. Un vrai acte de citoyens. Chacun apporte sa pierre à l’édifice ou fait sa part du colibri comme le présente si bien une légende amérindienne.

Reconsidérer la richesse : le ‘’buen vivir’’ social

Pour bien comprendre l’impact que peut avoir le SOL, revenons à la genèse du projet. Le SOL, abréviation du mot solidaire, est une monnaie complémentaire issue du projet initié, en 2001, par le sociologue Patrick Viveret auteur du rapport ministériel ‘’Reconsidérer la richesse’’. Une expérimentation est réalisée de 2006 à 2009 dans le cadre du programme Equal (Fonds Social européen).

Le Tarn-et-Garonnais Frédéric Bosqué participe au lancement du projet national. Rien d’étonnant de le trouver dans le comité de pilotage du SOL Violette à Toulouse – et plus tard à Montauban – aux côtés des représentants de l’association Bleue comme une orange, Folies et Toulouse Métropole. Ce groupe de travail organise une réunion publique en octobre 2009, la graine est semée : 150 militants s’unissent pour faire germer le projet. Fin 2010, le projet Sol Violette est déposé à la Mairie de Toulouse. Le film des Zoomsverts retrace l’histoire de cette aventure. En 2011, 600 solistes et 70 structures de l’ESS touchent les premiers billets. Ce nombre a triplé en trois ans. Au bout d’un an en Tarn-et-Garonne, on dénombre 21 prestataires et quelques 50 particuliers. Ces monnaies citoyennes fleurissent un peu partout dans l’Hexagone. A tel point que le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire, voté à l’Assemblée nationale le 3 juillet 2014, reconnait les monnaies locales complémentaires, émises et gérées par les entreprises de l’ESS (article 10). Les citoyens se sont ainsi servis de la monnaie comme un bulletin de vote. « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde », disait Gandhi.

Dossier réalisé par Sébastien VIVES

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Article en téléchargement paru sur le site web L’ESSentiel

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